le blog_entête-1

L’économie du Mieux: quand la performance est une heureuse conséquence

Posted by Imfusio on 02/12/19 15:27

Par Audrey Saget, le 9 février 2016 réédité le 2 décembre 2019

Si vous venez chez Imfusio, vous nous entendrez surement parler d’Economie du Mieux, ou de Fair Economy quand nous échangeons avec nos amis anglophones.

Vous serez peut-être interpellés au point de nous questionner…
Et si jamais vous passez votre chemin, voici quelques explications au cas où…

Comme de nombreuses personnes, lorsque la crise économique a éclaté en 2008, nous avons été attristés de voir que notre société n’était pas capable de prendre en compte les enjeux sociaux, de faire face à la complexité émergente, qu’elle avait tant de difficultés à se projeter dans le futur, toujours dans une quête du Plus.

Plus, plus, plus, plus…

Plus de richesse, plus de modèles, plus de procédures, plus de projets. Un « plus vite, plus haut, plus fort » continu sans se questionner sur comment est ce qu’on améliore l’existant ?

C’était la fin d’une époque…
C’était la fin d’un modèle…
Il était temps de nous ré-inventer.

Cette crise a réveillé chez Imfusio, l’envie de « faire ensemble».

Pour nous, la différence se jouerait là.

Nous avons donc pris le virage du collaboratif et de l’intelligence collective, à l’heure où beaucoup nous disaient encore : « C’est de la formation ? C’est de l’évènementiel » ?
Et nous, de répondre : « Mais non, c’est bien plus durable ! Nous voulons que les collaborateurs trouvent eux-mêmes les solutions pour retrouver la prospérité et transformer leur entreprise! ».

Ce changement de paradigme était l’opportunité pour les sociétés de faire enfin preuve de plus d’audace, d’être plus créatives, de se mettre au service du progrès collectif et non plus uniquement de la performance, de faire évoluer certaines choses avec une lenteur prudente mais durable.

Huit ans plus tard, ce qui relie les Imfusiens, c’est toujours cette volonté de ré-humaniser les organisations en adoptant de nouvelles façons de travailler ensemble.

Mais POUR QUOI ?

Parce que nous pensons que la performance économique ne doit pas être une quête effrénée, mais une heureuse conséquence du développement humain et organisationnel.

Et cette conviction, nous l’assumons chez nos clients, avec nos complices et partenaires, et au sein même de notre équipe.

Croire en l’économie du mieux, c’est donner du sens à la mission de chacun au sein d’une organisation, parce que finalement le salaire à la fin du mois c’est important, mais ça ne suffit pas.

Croire en l’économie du mieux, c’est faire en sorte que chacun trouve un intérêt individuel et collectif à l’amélioration du bien commun.

Croire en l’économie du mieux, c’est être convaincu que les modèles court-termistes n’ont plus voix au chapitre et qu’il faut (ré ?)apprendre à « voir loin, large, profond, penser à l’Homme et prendre des risques » comme le disait si bien Gaston Berger.

Croire en l’économie du mieux, c’est prendre conscience que notre défi n’est pas de retrouver la croissance. Le défi majeur de notre société, c’est de viser le mieux :

  • Mieux travailler ensemble
  • Mieux vivre ensemble
  • Mieux grandir ensemble
  • Mieux innover ensemble
  • Mieux apprendre ensemble
  • Mieux agir ensemble

Croire en l’économie du mieux, c’est même « entretenir une relation de confiance avec le doute et l’inconnu au point d’augmenter le sentiment de liberté » [1] .

Un monde nouveau émerge, ses contours sont encore flous mais une chose est certaine :

Le monde ne sera pas meilleur, il sera « juste mieux.»

 


[1] Bertrand Piccard, Changer d’altitude

Read More

Topics: BCorp, Inspiration, Entreprise à mission

Moteurs et freins de l’Intelligence Collective dans les organisations

Posted by Yaël Guillon on 02/12/19 12:21

Extrait du livre blanc sur l’intelligence collective dont Imfusio a été co-auteur en 2013

Pour quelles raisons la mise en œuvre et la pratique de l’Intelligence Collective ne sont-elles pas plus répandues dans les organisations ?

Tout praticien de l’Intelligence Collective en entreprise vit des moments apprenants formidables. L’impact des pratiques sur les personnes et leur quotidien est visible, bénéfique et produit performance et bien-être. Se pose dès lors une question de fond : qu’est-ce qui explique que les entreprises persistent dans des fonctionnements qui apparaissent aux spécialistes comme des aberrations ?

Commençons par étudier les forces de l’intelligence collective comme outil au service du management. L’intelligence collective n’est ni un dogme ni une philosophie. Elle est avant tout utilitaire, un moyen au service des collectifs. Associée à une grande variété de tech- niques et d’exercices, existantes et à inventer, elle devient un outil pour atteindre ou dépasser des objectifs, réaliser des projets, innover, inventer, aboutir. En ce sens, l’Intelligence Collective n’est pas une fin en soi, mais plutôt une autre palette de possibles pour les organisations.

Malgré cela, elle se réduit, dans le meilleur des cas, à un outil de teambuilding sympathique, ou à des ateliers créatifs pour les séminaires… Dans le pire des cas, elle est associée à des dérives ésotériques, voire sectaires. Mais elle reste trop rarement associée à la co-création du devenir des organisations ou à l’élaboration de stratégies d’avenir.

 

Repartons donc des fondamentaux de l’Intelligence Collective pour trouver quelques éléments de réponse.

Partager le sens

L’un des principaux défis de l’action collective est de s’assurer que les efforts de chacun vont dans la même direction. Toute pratique collective se bâtit sur une colonne vertébrale claire et partagée par tous. Cet axe commun porte plusieurs noms selon les cas : purpose en anglais, intention, raison d’être, enjeux, objectifs communs, vision partagée… Il s’agit, quelle qu’en soit l’expression, du pourquoi collectif, qui définit une direction pour les actions, mais sans présumer des chemins possibles.

Dialoguer… et donc écouter

Que ce soit pour faire émerger ce sens partagé ou pour œuvrer à son service, l’une des caractéristiques de l’Intelligence Collective est la mise en place d’un dialogue réel entre les membres du groupe.

Pour ce faire, il convient de créer un espace-temps défini où le collectif assemblé décide de fonctionner entre pairs, dans une dynamique hétérarchique temporaire. La dynamique s’appuie sur le principe primus inter pares (premier parmi les pairs), qui signifie que le ou les supérieurs, sans se voir destitués, acceptent de ne pas exercer le pouvoir associé à leur position.

Il n’y a pas de dialogue sans écoute, sans attention apportée à ce qui est dit. Otto Scharmer (14), décrit 4 niveaux d’écoute. Les deux premiers, le téléchargement et l’écoute factuelle, restent tournés vers soi. Celui qui écoute filtre ce qu’il entend à l’aune de ses propres repères. Les deux suivants, l’écoute empathique et l’écoute générative, sont ceux où l’attention est portée au locuteur, à l’émetteur. L’écoutant se met au diapason de l’autre, s’imagine à sa place. Comme si lors d’un échange en face à face, on décidait de se mettre côte à côte pour mieux se comprendre en regardant dans la même direction. Ces deux derniers niveaux sont ceux que visent les dynamiques d’Intelligence Collective : le débat, généralement confrontation de points de vue collective- ment peu profitable — pour ne pas dire stérile — n’est ni interdit, ni éludé, mais naturellement, il devient inutile, sans objet. Des débats naissent les confrontations et il est difficile de s’affronter lorsqu’on est côte à côte.

L’écoute permet d’entrer dans le champ réflexif de l’autre, qui pourra faire de même en écoutant à son tour : un niveau de dialogue peu commun se met en place. En lâchant le besoin de convaincre et justifier, la vision s’élargit sur les enjeux partagés, comme si on passait d’une vision en longue-vue à une vision panoramique. On multiplie le croisement des interfaces de re- présentation hétérogènes : les idées neuves, les innovations, les résolutions de problèmes émergent de ces zones de frottement : c’est la zone des « Eurêka ».

Être agile et adaptable, donc innover

L’expérience montre que la vision, le dialogue et l’écoute génèrent des zones d’innovation. Réunis, ils forment un terreau fertile pour générer agilité et adaptabilité collective. Cependant, pour atteindre cette capacité d’adaptation collective, c’est la posture managériale qu’il s’agit de travailler. Cette posture est clé pour la diffusion de l’Intelligence Collective dans l’organisation. Et elle concerne tout le monde, des dirigeants aux subalternes. L’impact peut être très fort : en développant la posture managériale qui favorise l’émergence de l’Intelligence Collective dans un groupe ou une organisation, le leader rend possible des capacités de pro-action et de mobilisation inédites.

Potentiellement, un corps social aligné, qui comprend et s’est approprié la vi- sion et les missions de l’organisation, va pouvoir s’engager vers le succès collectif puisqu’il s’appuie sur le sens. Il aura une grande capacité d’écoute de l’interne et de son écosystème. Et les sources d’innovation, de solutions ou de réponses aux changements du marché sont infiniment plus importantes que dans un système pyramidal car elles sont distribuées sur tous les individus qui le composent, au lieu de peser sur un groupe restreint de dirigeants. Le changement devient un atout, un moyen de différentiation accélérée et non plus un risque pour l’organisation.

Rendre possible un dialogue entre des parties prenantes hétérogènes pour générer des solutions inédites, voilà une prouesse accessible par l’Intelligence Collective. Dans un environnement économique qui a placé l’innovation comme fer de lance pour traverser la crise économique, on serait en droit d’imaginer que politiques et dirigeants d’entreprise se jettent sur les pratiques de l’Intelligence Collective. Et pourtant…

 
 

Quels sont les freins à l’Intelligence Collective dans nos organisations ?

Penchons-nous brièvement sur le management tel qu’il s’est développé, particulièrement en France. Dès 1960, Douglas McGregor théorisait sur le management par le contrôle (15). Selon lui théories X et Y s’opposent, la première rassemblant toutes les caractéristiques des entreprises pyramidales, qui font du « reporting » la pierre angulaire de leur système. Ce besoin de contrôle managérial trouve sa source dans la défiance vis-à-vis du corps social de l’organisation : défiance dans sa capacité à se mobiliser, à respecter les impératifs de production.

Mode managérial qui n’a jamais été vraiment remis en cause : les salariés n’ayant pas de motivation intrinsèque pour faire leur travail, il faut donc manier carotte et bâton pour s’assurer de leur implication et productivité. Contrôle, « reporting » et récompenses financières deviennent les outils principaux (pour ne pas dire les seuls) du management.

La posture managériale favorisant l’Intelligence Collective requiert ainsi une révolution copernicienne. Elle prend la confiance comme fondement et croit en la capacité de chacun pour trouver une motivation intrinsèque (qui lui appartient en propre), parce qu’il va adhérer au sens proposé par l’organisation. La mise en place d’une telle posture est donc en très forte contradiction avec les principes managériaux acquis et généralement acceptés tant par les managers que par les salariés. Et pourtant, McGregor nous le dit :

Derrière chaque décision de commandement ou d’action, il y a des suppositions implicites sur la nature humaine et le comportement des hommes. »

Le développement de l’Intelligence Collective dans les organisations est donc freiné aujourd’hui par une culture managériale qui va à contre-sens des dynamiques collectives. On comprend mieux la difficulté de diffusion et de mise en pratique de l’Intelligence Collective : la culture touche aux valeurs, et transformer une culture est complexe et prend du temps.

Pourquoi cela ne va pas durer…

Il y a cependant de quoi être optimiste sur les évolutions à venir dans les pratiques managériales. Le contexte social évolue très vite : les réseaux sociaux changent profondément les modes relationnels. Les digital natives vont faire leur apparition sur le marché du travail à partir de 2017. Leurs habitudes relationnelles vont bouleverser les rapports hiérarchiques dans les organisations et cette tendance ira en s’amplifiant avec les années. Les esprits évoluent également : au niveau sociétal, les principes de partage et de collaboration sont en plein essor. Financement participatif, covoiturage, partage de biens entre particuliers, achats collectifs… L’économie collaborative se met en place dans la société civile et repose sur une autre façon de consommer et de dialoguer. Ces changements auront inévitablement un impact sur les organisations à terme.

Enfin, la pratique de l’Intelligence Collective, par ses bénéfices, a un effet viral. Elle apporte du plaisir, du bien-être, de l’efficacité. Elle favorise la reconnaissance, valorise individus et les collectifs, et est vécue comme naturelle dans sa mise en œuvre. Sa diffusion va suivre une progression exponentielle. Nous n’en sommes qu’aux prémisses.

Par Yaël Guillon, Imfusio, 2013


(14) O. Scharmer, Théorie U, Diriger à partir du futur émergent, Pearson Educa- tion France, 2010

(15) Douglas McGregor, La dimension humaine de l’entreprise, Gauthier Villars, 1960 (épuisé)

Read More

Topics: Retour d'expérience, Inspiration

Imfusio est certifiée B Corp !

Posted by Imfusio on 13/06/19 08:00

Le mouvement B CorpTM est une communauté d’entreprises qui réinventent la façon de faire du business, en poursuivant tant le but lucratif que l’impact sociétal et environnemental positif.

LE 31 MAI 2019, IMFUSIO OBTIENT LA CERTIFICATION B CORP ET REJOINT LES 70 ENTREPRISES FRANÇAISES QUI FONT AUJOURD’HUI PARTIE DE CETTE COMMUNAUTÉ ENGAGÉE. IMFUSIO A ÉTÉ CERTIFIÉE PAR L’ORGANISME INDÉPENDANT B LAB® COMME RÉPONDANT À DES NORMES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES RIGOUREUSES QUI DÉMONTRENT SON ENGAGEMENT ENVERS DES OBJECTIFS ALLANT AU-DELÀ DU PROFIT.

Imfusio fiers d'être B Corp !

Cette certification B Corp fédère répondant aux standards les plus élevées en matière de performance sociale et environnementale, de transparence et de responsabilité. Elle s’inscrit dans la volonté d’Imfusio d’avoir un impact positif sur la société et l’environnement.

La communauté B Corp est le reflet de l’économie européenne avec des entreprises de tailles variées et issues d’un large éventail d’industries. Au sein de la communauté, on retrouve des marques bien connues comme Innocent, Patagonia, Alpro, Triodos Bank, Alessi, Bledina, Nature et découverte, Utopies ou encore Ecoalf.

B CORP, UN PROCESSUS DE CERTIFICATION RIGOUREUX

La certification B CorpTM évalue les performances sociales et environnementales des entreprises pour définir leur impact sur la société. Pour l’obtenir, les entreprises sont auditées par B Lab® sur approximativement 200 critères regroupés en 5 grandes thématiques : l’environnement, les employés, la communauté, les consommateurs, la gouvernance. Il faut obtenir plus de 80 points pour être certifié et en devenant B CorpTM, l’entreprise doit changer ses statuts pour consacrer son engagement à œuvrer dans l’intérêt public général.

UNE CERTIFICATION QUI SALUE L’ENGAGEMENT D’IMFUSIO DANS LA RÉINVENTION DES ORGANISATIONS ET DES MODES DE TRAVAIL, QUE CE SOIT EN INTERNE ET CHEZ SES CLIENTS.

, c’est le score obtenu par Imfusio qui vient souligner :

 : Fidèle à sa raison d’être : “révéler le vivant au coeur des organisations !”, Imfusio est engagée depuis longtemps dans une approche organique de la transformation des organisations. Une approche qui fait la part belle à la voix des collaborateurs et qui favorise des changements positifs et durable, mais aussi et plus largement un impact social.

 : Chez Imfusio les valeurs de confiance et de plaisir sont au coeur du système et sa mission sociale & sociétale est inscrite dans ses statuts depuis sept. 2018. Fonctionnant en gouvernance partagée, chaque imfusien : prend part à la vie de l’entreprise, a accès à toutes les informations de l’entreprise sans restriction et décide de la stratégie et des actions associées.

 : Imfusio privilégie un écosystème d’entreprises locales et de partenaires qui partagent des valeurs communes : . Par ailleurs, plusieurs imfusiens, soutenus par Imfusio, sont engagés auprès d’associations, d’écoles et de mouvements qui visent à avoir un impact positif et social à travers leurs actions.

Collaborateurs_ImfusioCOLLABORATEURS : Outre les avantages habituellement dus par l’entreprise, les imfusiens déterminent librement le montant de leur rémunération, bénéficient de congés payés illimités et ont accès à un plan de formation qui est revu 2 fois par an pour être au plus près des besoins de chacun.

Pour télécharger le communiqué, c’est par ici !

#UsingBusinessAsAForceForGood

#BTheChange

#Bcorp

En savoir plus sur  notre raison d'être ?

Read More

Topics: BCorp, Communiqué

5 ans d’entreprise libérée : 5 grands apprentissages

Posted by Colette Schauber on 16/04/19 00:00

Quand j’ai commencé ma carrière chez Imfusio, en 2013, le monde économique parlait bien d’innovation et de numérique, un peu d’intelligence collective, quasiment pas des entreprises libérées.

Je mettais les mains dans le cambouis d’un métier émergent : facilitatrice de transformations dans les organisations. J’apprenais de nouvelles postures et pratiques de collaboration, à rebours de ce qui m’avait été enseigné dans une prestigieuse école de management. Si les premiers clients que j’accompagnais pensaient alors “ateliers”, les clients actuels pensent “démarche”.

Imfusio m’offrait alors un environnement bienveillant et stimulant, mais je n’imaginais pas que 5 ans plus tard, nous serions à ce point une entreprise co-conduite, transparente, mue par une raison d’être puissante, chacun choisissant librement ses contributions, sa rémunération, sa gestion du temps, dans un climat de cohésion et de respect. Je n’imaginais pas non plus réaliser un tel développement personnel en miroir du développement collectif.

En 5 ans, j’ai vécu une triple évolution :

  • de l’importance et de la notoriété des enjeux de transformation culturelle dans les organisations,
  • de l’ampleur des réalisations et de la vie interne de Imfusio, entreprise libérée qui accompagne des entreprises qui se libèrent,
  • et de moi-même.

J’en tire à ce stade 5 grands apprentissages, avec fierté et humilité.

Rien n’arrive par hasard.

Esotérisme ? Non, dynamique des systèmes, qui permet de comprendre comment, dans chaque organisation, chaque groupe humain, tout est connecté dans le temps et dans l’espace. Les éléments de nos systèmes humains et les énergies qui y circulent sont déterminants.

Frédéric Laloux ne dit pas autre chose quand il dit que “le niveau de conscience d’une organisation ne peut pas dépasser celui de son dirigeant”. C’est en se libérant soi-même que l’on rend service au système dans son ensemble, c’est-à-dire aux autres.

Cela commence par accueillir les choses comme elles sont, apprendre à ne pas (trop) juger, interpréter, rationaliser. Apprivoiser les forces qui nous dépassent et la performance de l’irrationnel. Prendre soin de “pourquoi” nous faisons quelque chose : plus nos intentions sont justes, plus les résultats sont positivement surprenants.

Dans la vie d’une entreprise libérée, ce sont ces moments de grâce où l’on dialogue avec ses collègues sur des questions épineuses, en s’affranchissant de toute arrière-pensée, pour aboutir à une solution efficace et émouvante, que personne n’aurait pu imaginer tout seul.

Autant d’expériences qui ne peuvent pas vraiment être décrites, mais seulement vécues.

Tout le monde aime apprendre, mais pas forcément au moment où cela se produit.

Il est de bon ton, aujourd’hui dans les organisations, de parler de “test & learn”, de “droit à l’erreur” qui permettent de progresser et même de transformer ses échecs en atouts. En théorie, c’est super. En pratique, au moment où se produit l’erreur, on peut souffrir, avoir honte, se sentir incompétent, être frustré, ressentir de l’injustice. Il faut alors se souvenir qu’apprendre est toujours positif, mais pas toujours agréable ! Durant les 5 dernières années, il m’est arrivé de me tromper et de mal faire, auprès d’un client ou auprès de mes collègues.

Ai-je immédiatement sauté de joie à cette occasion de m’améliorer ? Pas vraiment. Apprendre de ses erreurs est un processus qui implique déjà de vivre, de reconnaître, d’assumer et d’accepter de décortiquer ses ratés, sans avoir l’assurance que l’ensemble des parties prenantes en feront de même.

Regarder en face ses propres blocages, ses propres faiblesses, c’est accepter sa vulnérabilité. Cela sonne comme la mission d’une vie entière !

Et si être fort, c’était chérir le faible en soi ? Je commence à comprendre qu’on n’apprend vraiment (au sens profond du terme) qu’en vivant des difficultés.

Les réponses viennent forcément de l’intérieur.

Aucun coach, aucune méthode ne peuvent vous transformer à votre place. Implacable et merveilleuse vérité à se répéter chaque matin en se brossant les dents : on ne motive personne, les gens se motivent par eux-mêmes.

Chaque personne, chaque organisation étant unique, il n’existe aucune réponse toute faite, aucune méthode sur catalogue, aucun intervenant providentiel qui soient en eux-mêmes vitaux pour réussir une transformation d’organisation. J’affirme que si vous êtes dans le cas contraire (“sans cet outil, sans ce coach, notre transformation tombe à l’eau”), c’est que vous avez occulté une partie du sujet.

Bien sûr, il y a des ressources, des professionnels aguerris, des exemples inspirants, des mentors pour vous guider et vous outiller sur ce chemin. Et heureusement ! Mais chaque personne est la seule à pouvoir décider de changer sa vision, ses pensées et ses actes. Il faut donc, d’une part, prendre le temps de s’interroger sur ses motivations profondes et ses besoins d’accompagnement au démarrage d’une transformation ; d’autre part, nourrir encore et encore la confiance en soi et en les autres. Nous transformer : yes we can !

Prendre le temps, ça veut dire ce que ça veut dire.

Chez Imfusio, nous disons souvent qu’il faut “prendre le temps d’aller vite”. Mais le temps est une notion très relative, surtout en entreprise. La vie des entreprises aujourd’hui, dans une société mondialisée, digitalisée, avide de disruption, s’accommode mal de la patience : presque un gros mot ! Mais je crois qu’aucune transformation culturelle et managériale profonde, systémique, ne prend moins de quelques années. Et par “quelques années”, j’entends plutôt une décennie, que 2 à 3 ans.

Citons Leroy Merlin France, entreprise à l’ADN profondément humain, qui a entrepris de repenser ses modes d’innovation et de management dès 2010, alors qu’elle était déjà un leader prospère. Elle continue encore aujourd’hui. Que dire des entreprises qui veulent, ou doivent, se transformer à marche forcée pour survivre ? Sans compter qu’il existe des organisations plus lentes que d’autres à se transformer, ainsi que des moments d’accélération et des moments de freinage.

Le vrai “bonheur au travail” n’est pas une question de plaisir.

La mode du “bonheur au travail” me gêne car ses manifestations sont souvent associé à quelque chose de ludique (sorties…) ou de relaxant (massages…), qui procure du plaisir. Quelles différences entre bonheur et plaisir ?

Le neuroendocrinologue américain Robert Lustig décrypte notamment : “Le plaisir est de courte durée, le bonheur de longue durée ; le plaisir est viscéral, le bonheur est spirituel ; le plaisir s’obtient en prenant, le bonheur a plutôt à voir avec donner ; le plaisir peut s’obtenir seul, le bonheur est généralement atteint au sein d’un groupe social”.

Pour moi, le vrai “bonheur au travail”, c’est évoluer dans un environnement où l’on est accepté et aimé pour ce que l’on est, connaître et cultiver le sens de notre travail. C’est beaucoup plus profond et plus subtil que d’être dans une entreprise conviviale qui se soucie de notre confort. Ce “bonheur au travail” peut alors tout à fait cohabiter avec des moments de déplaisir, car ce sont des niveaux différents dans notre rapport au monde.

Une entreprise libérée saine crée un cadre collectif propice à ce bonheur, mais chaque individu garde son libre arbitre et son unicité. Enfin, souvenons-nous toujours qu’il n’y a pas que le travail (même en entreprise libérée) dans la vie !

Et vous, quels sont vos grands enseignements des 5 dernières années ?

 

Read More

Topics: Insider, Retour d'expérience

Happy New Year 201neuf !

Posted by Imfusio on 07/01/19 08:00

Héhéhé Très bonne année !

Read More

Topics: Communiqué, Actu

IMFUSIO, entreprise à Mission : une réalité statutaire !

Posted by Imfusio on 28/12/18 00:00
 

Convaincus que l’être humain est bon,

conscients que les organisations ont un impact sur notre vie personnelle, sur la société et sur le monde,

nous croyons à une économie du mieux, une économie plus humaine, soucieuse du Bien commun, et pour une société durable.

Chaque jour nous accompagnons nos clients avec innovation, bienveillance et passion pour rendre leur organisation plus authentique, et consciente de son potentiel.

Si nous affichons notre raison d’être “Révéler le vivant au coeur des organisations” depuis maintenant plus de 2 ans, nous avions à coeur de confirmer nos engagements de manière statutaire sans attendre que le Code Civil ne l’exige des entreprises… (cf. les entreprises à Mission de la loi PACTE).

Officiellement SAS à caractère ESS depuis septembre 2018, nous entendons développer notre activité économique pour servir la Mission que nous nous sommes fixée pour une économie du Mieux et un impact sociétal, sociale et participatif.

Cette Mission nous comptons y répondre grâce et à travers l’engagement de tous nos collaborateurs et plus largement avec l’écosystème libéré qui s’est constitué autour de nous pour mieux designer les transformations et la réinvention des organisations.

Convaincus que ces dernières ont un rôle à jouer plus que jamais, nous espérons que d’autres organisations nous rejoignent dans l’affirmation de leur Mission pour accélérer l’impact positif que nous pouvons générer ensemble auprès de nos ecosystèmes respectifs et plus largement pour la Société.

 

 

Télécharger le communiqué ici

 


À propos d’Imfusio :

Imfusio est un Lab d’Innovation Organisationnelle, créé à Paris en 2005.

Imfusio a été l’une des pionnières dans ses approches et l’une des premières structures à rendre opérationnels dans les entreprises (ETI, grands groupes) et les administrations, les concepts d’intelligence collective et d’innovation managériale au service de transformations organiques. Imfusio a su créer un marché né de son positionnement innovant et de la capacité de ses collaborateurs à mettre en œuvre concrètement des processus de transformation profonde dans les organisations.

Depuis 2015, Imfusio a développé Sometrics un outil digital de diagnostic et de mesure objective de l’état d’esprit des personnels des organisations, qui vient renforcer les dynamiques de transformation.

Imfusio réalise un CA annuel supérieur à 1,2 M€ pour un résultat net équilibré; les dépenses de développement, notamment pour Sometrics, ont été financées sur fonds propres sur les 3 dernières années.

Imfusio travaille avec tout type de clients — entreprises, secteur public, associations — en libérant les énergies des collaborateurs et en construisant avec eux des modes de management et de travail plus collaboratifs grâce à un accompagnement “human & data” de leur transformation.

Parmi ses clients les plus fidèles : Accor Hotels (en France et en Europe), Leroy Merlin, le CNES mais aussi plus récemment Louis Vuitton, le Ministère de l’économie et des finances et Gameloft…

En savoir plus : www.imfusio.com et www.sometrics.co

Contact : 

Ségolène Guitton, email : com@imfusio.com, tél. : 06 16 95 49 69

Read More

Topics: Communiqué, Entreprise à mission

Des films inspirants sur le travail, le management et le leadership …

Posted by Ségolène Guitton on 29/01/18 12:41

Un hiver gris et pluvieux ; comme un appel à des soirées cinéma cocooning, bol de thé chaud à la main ou seau de pop-corn réconfortant selon l’envie ou le besoin de calories…

Read More

Topics: Inspiration, Cinéma

Des films inspirants sur le travail, le management et le leadership …

Posted by Imfusio on 29/01/18 09:00
 
Read More

Topics: Inspiration, Cinéma

Pourquoi j’ai accepté de commenter le film Crise R.H. sur Radio Canada

Posted by Nathalie Nowak on 05/12/17 12:49

Pourtant je ne suis pas une spécialiste R.H.!

Sûrement parce que je travaille main dans la main avec celles et ceux qui aspirent à créer le plein potentiel et à amplifier un mouvement dans une démarche de transfo.

Read More

Topics: Inspiration, Cinéma

GT Location : sens et intérêt collectif

Posted by Yaël Guillon on 24/10/17 15:07

Read More

Topics: Inspiration

A propos du blog Imfusio 

Découvrez ici :

  • notre actu,
  • nos inspirations,
  • nos retours d'expériences.

En lien avec nos sujets de prédilection : 

  • Nouvelles gouvernances
  • Innovation managériale et métier 
  • Future of Work 
  • Economie du mieux 
  • B Corp community
  • Entreprises à mission
  • ...

Abonnez-vous ici !

Articles récents